Le niveau des petits écoliers baisse en CE2

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On entend tout et n’importe quoi sur le niveau des petits écoliers français, que le niveau est de plus en plus bas, que les nouvelles technologies ont remplacé les livres, que les enfants ne s’intéressent plus à rien etc. Mais qu’en est-il vraiment ?

Voici une étude très intéressante publiée par la DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) pour le ministère de l’Education Nationale. Elle révèle que de 1999 à 2013, le niveau des acquis des élèves en début de cours élémentaire deuxième année (CE2), en français et en mathématiques, est resté stable ou a légèrement diminué, selon les composantes interrogées.

En français, la baisse touche l’orthographe et le vocabulaire,  tandis que le niveau en lecture est stable. En mathématiques, les élèves ont plus de difficultés face à des problèmes numériques mais ils maîtrisent mieux la soustraction. De façon générale, la forte progression des acquis observée en début de cours préparatoire (CP) à quatorze ans d’intervalle entre 1997 et 2011 ne s’observe plus à l’entrée en CE2. Une enquête de la Depp publiée en 2013 avait révélé une forte amélioration du niveau moyen des élèves à leur entrée en CP entre 1997 et 2011, le taux de réussite moyen passant de 66% à 74%. Mais, selon la dernière étude du ministère, cette amélioration ne se répercute pas sur les résultats des élèves deux ans plus tard.

Dans le même sens laisse les chiffres font apparaître un accroissement du nombre d’élèves dans les bas niveaux mais aussi une diminution dans les hauts niveaux de performance. L’étude confirme les précédentes qui mettaient en lumière un appauvrissement du vocabulaire et une détérioration des connaissances orthographiques en début de sixième de 1997 à 2007.

Les résultats sont en léger recul en mathématiques : le taux de réussite moyen passe de 64 % à 62 %. Toutefois, ces résultats globaux masquent d’importantes variations selon les épreuves considérées. En calcul, les résultats moyens sont stables, qu’il s’agisse du calcul mental ou du calcul posé. On note même une amélioration significative des performances sur les items de soustraction : ces items restent difficiles mais le taux de réussite moyen s’élève à 42 % en  2013, contre 35 % en 1999.

Attention toutefois à ce genre d’études qui ne prennent en compte que quelques notions évaluées.  Mais à l’heure où tous les gouvernements successifs veulent absolument marquer de  « leur patte » le ministère de l’Education Nationale en changeant les programmes, les rythmes ou autres, n’oublions pas d’enseigner à nos enfants les bases de notre belle langue française !


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