Après la neknomination, voici les soirées cartables !

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Nous avions déjà parlé dans notre dernier billet d’humeur de « cette jeunesse qui s’enivre » avec des jeux débiles comme la neknomination qui consistait à nominer trois amis pour se filmer en train de boire cul-sec plusieurs verres d’alcool. Et bien cette folie alcoolisée n’est pas terminée puisque l’actualité nous a fait part d’un fait divers plutôt macabre ces jours-ci.

En effet dans la nuit de vendredi à samedi 1er mars, Marie, une lycéenne de 16 ans, a disparu au cours d'une fête très arrosée dans le centre-ville de Guingamp (Côtes-d’Armor). Son corps a été retrouvé, mardi 4 mars, par les plongeurs de la gendarmerie, dans le Trieux, le fleuve côtier qui traverse la commune. L'adolescente, en état d’ébriété, s'est noyée.

Ce nouveau drame illustre tragiquement l’aggravation d’un phénomène : la consommation excessive d’alcool chez les jeunes. Et en ce qui concerne ce tragique fait divers on entend parler des « soirées cartables ». Mais qu’est-ce au juste ?

Ce phénomène existe déjà depuis plusieurs années en Bretagne. Les «soirées cartables» sont presque devenues une tradition dans plusieurs villes bretonnes. À la veille des vacances, les jeunes sillonnent les rues du centre-ville avec plusieurs bouteilles d'alcool dans leur sac à dos. En décembre, quelque 770 bouteilles d'alcool ont été saisies à Rennes avant Noël. Le sous-préfet de Guingamp, Marc de La Forest-Divonne, s'inquiétait déjà du phénomène en 2009. «Il est inadmissible de voir des enfants de 14-15 ans avoir accès à des boissons alcoolisées qui sont à l'origine de mauvais comportements», s'alertait le représentant de l'État. À l'époque, six à sept adolescents étaient tombés en coma éthylique à la veille des vacances de Noël.

Il faut savoir que l’alcoolisation des jeunes est de plus en plus précoce puisque l’on retrouve des enfants de 10 ans qui commencent à boire. Il faut savoir que dans des jeux tels que la neknomintation, la consommation de 2 ou 3 verres d’alcool va faire monter le taux d’alcoolémie d’un jeune homme à 0.7 g alors que chez une jeune fille peu habituée à boire, ce taux d’alcoolémie montera beaucoup plus rapidement et intensément. Il existe donc des dangers dus à l’alcoolisation immédiate, comme on vient de le voir dans le cas de cette jeune fille retrouvée noyée,  mais aussi une banalisation de l’alcoolémie chez les jeunes. Et les réseaux sociaux y sont pour beaucoup. Car si les mêmes jeux étaient organisés avec des défis concernant des drogues type cocaïne ou même joints, les autorités feraient fermer tous les réseaux sociaux concernés par ces défis mais en matière d’alcool, personne ne bouge et le phénomène se banalise !

Notre pays étant un des premiers consommateurs et exportateurs d’alcool se montre d’une insoutenable légèreté en ce qui concerne ce phénomène d’alcoolisation de la jeunesse !


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