Bientôt un patch contre l’allergie à l’arachide ?

arachide

En France, 5 % des enfants et 2 % des adultes souffrent d'allergies alimentaires qui provoquent chaque année des dizaines d'hospitalisations pour choc anaphylactique, sans qu'aucun traitement n'ait encore vu le jour. 

Une enquête nationale aux États-Unis a indiqué qu'environ 1,1 % de la population générale de ce pays, soit plus de 3 millions de personnes, sont allergiques à l’arachide et/ou aux fruits à coques. Deux études récentes menées aux États-Unis et au Royaume-Uni ont montré que l'allergie à l’arachide a doublé en l'espace de cinq ans chez les enfants âgés de moins de 5 ans. L'allergie à l’arachide est donc l'une des principales causes de réactions alimentaires graves voire mortelles, ce qui en fait une préoccupation sanitaire majeure au niveau mondial, en particulier dans les pays développés qui ont vu sa prévalence augmenter au cours des dix dernières années. D’après les statistiques de l’American Academy of Allergy Asthma & Immunology, l’allergie à l’arachide est l’une des allergies alimentaires les plus répandues aux États-Unis, avec plus de 3 millions de personnes concernées. Aux États-Unis, les allergies alimentaires sont responsables d’environ 120 000 consultations aux urgences et de 150 à 200 décès par an, l’anaphylaxie alimentaire mortelle étant la plupart du temps causée par l’arachide. En raison des conséquences potentiellement mortelles de l’allergie à l’arachide, cette affection représente une préoccupation sanitaire majeure dans le monde et impose d’importantes restrictions au niveau social et au niveau de la qualité de vie pour les individus touchés.

L'immunothérapie, unique traitement de fond reconnu par l'Organisation mondiale de la santé dans l'allergie, n'est pas indiquée dans les causes alimentaires. La méthode qui consiste à administrer de manière répétée par voie orale ou sous-cutanée de petites quantités d'allergènes pour diminuer la sensibilité des patients est utilisée couramment avec les pollens mais elle reste limitée à des travaux expérimentaux pour les aliments, en raison d'un risque trop important de chocs anaphylactiques. Face à cette impossibilité de traiter les allergies alimentaires par des injections ou des médicaments à prise orale, les pédiatres français Pierre-Henri Benhamou et Christophe Dupont ont décidé en 2002 de mener des travaux sur une troisième voie: la voie cutanée. 

Et c’est ainsi qu’une société française de biotechnologies a mis au point un patch qui vise à améliorer la tolérance des patients à l’arachide. Très prometteur, ce procédé dénommé Viaskin® Peanut fait actuellement l’objet d’une nouvelle étude destinée à évaluer son efficacité et sa tolérance à long terme. Ses résultats sont particulièrement attendus avant une mise sur le marché éventuelle aux alentours de 2017-2018.


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