Focus sur les lunettes universelles

focus-on-vision

 

Des lunettes adaptables à la vue de presque tout le monde ? C’est désormais chose possible avec les lunettes Focusspec ®mises au point par un hollandais Frederik Van Asbeck qui sont destinés principalement aux pays africains.

C’est lors d’un voyage en Tanzanie durant ses études qu’il remarque que personne ne porte de lunettes. Il se pose alors des questions et comprend que la vision des tanzaniens n’est pas meilleure que celle des européens mais simplement qu'il n'y avait pas de services de soins oculaires accessibles à la population. Il découvre alors une enquête de l'OMS indiquant qu'un milliard d'êtres humains ont besoin de lunettes mais ne peuvent se le permettre ou n'ont pas accès aux ophtalmologues et opticiens.  Rentré chez lui il se met au travail et invente des lunettes de correction bon marché capables de corriger jusqu'à 80 % des problèmes de vue dans le monde.

C’est là que son beau-père entre dans le projet. Jan In't Veld, ancien entrepreneur dans l'acier, se lance avec lui dans la fabrication et la commercialisation de lunettes ajustables en créant la fondation Focus on vison. A partir d'une invention du prix Nobel de physique Luis Alvarez, qui avait créé un mécanisme de réglage (la roue à vis breveté), ces lunettes ajustables se composent de deux lentilles qui coulissent l'une sur l'autre. Les lentilles peuvent être réglées pour créer une correction de la vision allant de - 1.0 à - 5.0 ou de + 0.5 à + 4.5. 

Le design quant à lui a remporté plusieurs récompenses aux Pays Bas ou en Allemagne.

La fondation Focus on vision distribue ses lunettes dans trente-six pays du tiers-monde, auprès des associations non-lucratives. Le marché est important: seulement 5% des habitants d'Afrique portent des lunettes, contre 50 à 55% en Europe. Ces lunettes sont vendues entre 2 et 5 euros.  

Derrière chaque paire de lunettes vendue, il existe un impact sur l'économie du pays, de l'ordre de 400 dollars par porteur. On le voit c'est une véritable solution anti-crise.


Back to top