Les crèmes solaires polluent nos océans

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Chaque année c’est à peu près 80 millions de touristes qui se rendent sur les lieux de baignades et c’est près de 25 000 tonnes de crème solaire qui sont ainsi déversées dans l’océan dont 4000 tonnes sont absorbées directement par les massifs de corail, ce qui le tue.  Chaque seconde dans le monde c’est 8,8 litre de protection solaire qui se dilue ainsi dans la mer. 

Alors après le réchauffement climatique, la pollution marine, l’acidification des océans, les activités humaines et pour finir cette étude du professeur italien Roberto Danovo de l'école Polytechnique d'Ancône pour le magazine « Nature », le milieu marin est une fois de plus en danger !

Il faut savoir que les produits solaires qui ont pour but de protéger notre peau comportent des substances chimiques qui filtrent les fameux ultraviolets mauvais pour notre santé. Oui mais voilà ces fameux produits chimiques ont un effet désastreux sur les massifs coralliens. Certes, les crèmes protègent la peau fragile des baigneurs, mais elles peuvent également activer des virus capables de détruire les microalgues qui vivent en symbiose avec les coraux. Et si ces précieux organismes disparaissent, les coraux blanchissent.  Et ce blanchiment des coraux a des impacts négatifs sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes des récifs coralliens. Il faut savoir qu’un corail peut mourir en seulement 48h !

Si le problème n’est pas récent mais assez peu diffusé auprès du grand public il y a des biologistes qui ont voulu démontrer le lien entre crème solaire et mortalité des coraux. Ils ont prélevé des échantillons de coraux de différentes régions (Mexique en Mer des Caraïbes, Thaïlande dans l’Océan Indien, Égypte en Mer Rouge, Indonésie dans le Pacifique) et les ont placés dans un volume d’eau de mer contenant 10 microlitres de crème solaire par litre d’eau. Le blanchissement est apparu en quatre jours suite à l’activation de virus latents présents sur les coraux ! 

Le professeur Roberto Danovo et son équipe ont trouvé quant à eux trois substances chimiques destinées à filtrer les UV dans ces produits cosmétiques (cinnamate, benzophénone, dérivé du camphre) ainsi qu’un conservateur (butyl paraben) impliqués dans la libération des virus meurtriers.

Alors à présent que nous sommes au courant, si nous décidions de passer aux crèmes solaires bio sans ajout de ces substances chimiques néfastes pour les océans et que nous décidions une bonne fois pour toutes que chacun d’entre nous peut-être éco-responsable ?


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