Alexandre Jollien, le philosophe qui fait du bien

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Qui a entendu Alexandre Jollien parler à la télévision ou qui a eu la chance de le rencontrer s’en ressort grandi et surtout heureux ! Alexandre Jollien est un homme qui fait du bien tout simplement. Sa philosophie de vie, son humour, sa simplicité et le regard qu’il porte sur toutes choses sont des biens précieux pour ceux qui savent les apprécier. Et pour ceux qui sont passés à côté de ce grand bonhomme, qui est Alexandre Jollien ?

Alexandre Jollien est un philosophe suisse né le 26 novembre 1975. Cette naissance ne se fera pas sans souci puisqu’il est victime d’un enroulement du cordon ombilical qui le laissera handicapé, un rescapé diront certains. Il vécu de l’âge de 3 ans jusqu’à ses 20 ans dans une institution pour handicapés bravant tous les obstacles qui se dressent alors sur son chemin.  Diagnostiqué infirme moteur cérébral les médecins préviennent sa mère qu’il ne sera jamais un être intelligent, il restera « un débile » aux yeux du monde durant de longues années.

« A l’institut, je découvre la joie de vivre de solides amitiés avec mes camarades et malgré le contexte, un brin délicat, je constate que la vie gagne toujours du terrain. Tout y est motif d’étonnement et d’émerveillement.  D’où peut-être très jeune, une vocation pour « les choses de l’esprit ». dit-il.  Ainsi l’aumônier de l’institut lui donne le goût des livres et particulièrement des ouvrages de philosophie. Il apprendra coûte que coûte, ne marchera qu’à 8 ans mais gardera de ses années en institut spécialisé un regard bienveillant mais aussi lucide sur le monde.

Surmontant toutes les épreuves il s’inscrit à 20 ans dans une école de commerce. Découvrant un ouvrage de Platon dans une librairie qui invite à « vivre meilleur plutôt qu’à vivre mieux » et  il a une révélation. Il part étudier la philosophie au Lycée au Collège de la Planta à Sion en 1997 qui lui ouvre les portes de l’Université de Fribourg où il obtient une licence en lettres au printemps 2004. 

Depuis chacun de ses livres est un émerveillement pour ceux qui les ouvrent. Son premier ouvrage L’éloge de la faiblesse (Cerf) sorti en 1999 obtiendra le Prix Mottart et le prix Montyon de l’Académie Française. Suivront Le Métier d'homme (Seui) en 2002, La Construction de soi (Seuil) en 2006 et Le Philosophe nu (Seuil) en 2010.

Son dernier livre Petit traité de l’abandon (Seuil) est sorti en 2012 et est un petit bijou. Avec simplicité et dans une écriture simple et pleine d’humour, à son image il tente de dessiner un certain art de vivre. Parlant de ce traité, Alexandre Jollien le décrit ainsi : « ce petit livre visite vingt thèmes qui constituent à mes yeux le cœur d’une vie spirituelle. De l’amitié au zen en passant par la gratitude ou la bienveillance, c’est le chemin du « oui » qui se dessine. Au fond, l’ascèse c’est d’en faire moins, se dépouiller de tout ce qui nous entrave pour danser joyeusement dans la ronde de l’existence. »

Si l’occasion vous est donnée d’ouvrir un livre d’Alexandre Jollien, vous aurez obligatoirement envie de lire tous les autres. Et surtout ne soyez pas rebuté par le terme de philosophe, car cet homme est un homme simple, plein de joie et de bienveillance dont l’écriture coule tel un cours d’eau rafraichissant !

Alexandre Jollien quant à lui est parti vivre cette année et cela durant un an en Corée du sud avec femme et enfants pour perfectionner sa méditation et son art du zen et vivre une autre aventure. Souhaitons que tout ceci nous soit raconté dans un livre à son retour !

Pour en savoir plus voici son site où il distille de petites pharmacopées qui font du bien :

http://www.alexandre-jollien.ch/


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