Laissons nos enfants rêver

NOUV-manifeste-psy

Voici un livre sorti il y a près de trois ans mais qui nous a interpellé. En effet, Carl Honoré, auteur il y a quelques années du best-seller « L’éloge de la lenteur », pose un vrai problème dans notre société : le temps que nous laissons à nos enfants, les emplois du temps de ministre que nous leur imposons et l’hyper-compétitivité à laquelle nous les soumettons. Mais est-ce que tout ceci est bon pour eux, pour leur développement et leur avenir ?

Bien sûr, on veut tous donner à nos enfants le meilleur de tout et qu'ils soient les meilleurs en tout. Trop souvent au détriment de leur équilibre, de leur bien-être, de leur bonheur... « On surcharge les emplois du temps des petits, on leur achète le meilleur et le plus sophistiqué, on les empêche de jouer aux billes, de grimper aux arbres, de manipuler des ciseaux de peur qu'ils ne se blessent, on les inscrit dans les universités les plus huppées... On agit comme si l'enfance était trop précieuse pour la laisser aux mains des enfants. C'est une erreur » nous explique l’auteur.

Il faut laisser les enfants rêver, rêvasser, s’ennuyer même, faire des découvertes, vivre des aventures par eux-mêmes afin de les laisser faire ce qu’ils veulent et apprendre à occuper leur temps sur un rythme qui leur est plus naturel ! L’hyperparentalité est la parentalité poussée à l’excès et il suffit d’ouvrir les yeux sur les enfants qui nous entourent pour s’apercevoir que vouloir donner tout et le meilleur à son enfant ne le rend pas forcément heureux et en fait, bien souvent, à l’âge adulte des « adulescents » perdus dès qu’ils quittent le nid familial et des parents hyper présents là où les jeunes adultes devraient savoir se débrouiller seuls. Cette course après le temps a fait une génération d’enfants en surpoids, plus myopes, plus fragilisés, de plus en plus déprimés et soumis à des traitements médicaux.

Carl Honoré nous parle dans son livre d’éducation bien sûr, de la compétition que certains parents apprennent si jeunes à leurs enfants. Bien sûr tout dépend aussi du contexte et du pays dans lequel vit l’enfant. Il parle des enfants japonais inscrits dès leur plus jeune âge à des cours du soir pour améliorer leurs performances et cela dès 2 ans ou des familles américaines qui passent tout leur temps libre dans leurs voitures à courir d’une activité extra-scolaire à une autre.

On ne laisse plus guère de place à l’imaginaire de nos petits avec une abondance de jouets électroniques et éducatifs qui ont pour but de leur ouvrir l’esprit dès le berceau, pourtant il suffit de laisser un enfant jouer avec une boite en carton, un emballage de cadeau ou une ficelle pour les voir s’inventer des dizaines d’histoires !!!

Ce livre nous présente aussi des enseignements qui proposent une véritable alternative au système existant comme la pédagogie Reggio Emilia, Montessori, le système finlandais, les écoles dans la nature, l’école à domicile...etc.

Mais avant que l’Education Nationale elle-même ne se décide à supprimer la compétition au sein de ses classes à coup de notes et de contrôles chez les tout-petits de maternelle par exemple, laissons nos enfants rêver et s’ennuyer aussi, c’est ainsi qu’ils se construisent !!


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