L’histoire du pain d’épices

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Le pain d’épices est devenu « tendance ». Parfum d’intérieur, bougies, tisanes, le pain d’épices est décliné sous toutes ses formes. Mais quel est son histoire et son origine ?

Il semblerait que notre bon vieux pain d’épices est vu le jour en Chine il y a plus de dix siècles !! En effet on retrouve sa trace chez les troupes mongoles du guerrier Gengis Khan qui en raffolent sous le nom de « Mi-kong », littéralement pain de miel. C’est alors un mélange de farine et de miel agrémenté de plantes aromatiques.

Lors des Croisades, les Arabes empruntent la recette aux chinois et la rapporte en France, en Hollande, en Belgique, en Angleterre, en Italie, tous tombent sous son  charme !

Pour parler plus précisément de la France, Reims en devient la capitale au 16ème siècle en créant notamment la première corporation des « pain d'épiciers ». Elle garde son titre jusqu’à la Révolution et c’est ensuite Dijon qui en devient la capitale et qui en développe le commerce. On le retrouve ainsi dans toutes les foires et c’est ainsi que la célèbre Foire du Trône s’appelle à cette époque la Foire au Pain d’épices et les moines y viennent en grand nombre vendre leur production gourmande.

De nos jours on peut distinguer en France deux sortes de pain d’épices, celui de Dijon, à la farine de blé et aux jaunes d'œufs, et la couque, à la farine de seigle. La demi-couque, ou couque bâtarde, est fabriquée avec un mélange de farines, et est essentiellement employée pour les gros pains d'épice en pavé.

La recette traditionnelle du pain d’épices est suivie en mélangeant de la farine et du miel suivi d’une maturation au froid et au sec d’un mois environ. A la fin de ce laps de temps « la pâte mère » ainsi obtenue est enrichie de poudre levante et d'aromates (anis, cannelle, girofle, zest de citron, orange râpée...), mise en forme, enduite d'un mélange de lait et d'œuf pour dorer le dessus, puis cuite au four.

Aujourd’hui, l’industrialisation a bien sur modifiée la recette et bien souvent le miel est remplacé par des matières sucrantes et les aromates par des parfums de synthèse….Mais la tradition résiste et certains artisans se font un point d’honneur à donner au public des pains d’épices de qualité comme Michel Habsiger, collectionneur passionné et propriétaire de la maison Lipps à Gertwiller, qui a fondé en 1998 le Musée du Pain d'Epices et des Douceurs d'Autrefois.

Pas sûr que les cavaliers mongoles auraient raffolé d'un « Mi-Kong » qui n'en a plus vraiment l'air ni le goût, mais nul doute qu'ils se seraient probablement vite consolés avec une petite bière... au pain d'épices !


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